Aller au contenu
Essai Triumph Tracker 400 et Thruxton 400 : nouveautés 2026-2027

Essai Triumph Tracker 400 et Thruxton 400 : nouveautés 2026-2027

Triumph continue d'élargir sa gamme 400 cm³ avec deux nouvelles venues qui ne sont pas de simples déclinaisons cosmétiques. La Thruxton 400 (modèle 2026) et la Tracker 400 (modèle 2027) apportent leur propre personnalité, leur propre cadre, et une version retravaillée du monocylindre TR-Series. Le partenariat avec Bajaj Auto porte ses fruits : 50 000 Triumph 400 vendues sur 110 000 Triumph globales en 2025, c'est dire l'importance stratégique de cette gamme.

Fiche technique comparative

Les deux motos partagent le même moteur de base, mais avec des réglages différents et des cadres spécifiques. Voici les chiffres clés pour s'y retrouver.

Caractéristique Tracker 400 Thruxton 400
Moteur Monocylindre 398 cc TR-Series révisé Monocylindre 398 cc TR-Series révisé
Puissance 41,4 ch à 9000 tr/min 41,4 ch à 9000 tr/min
Couple 27,7 lb-pi à 7500 tr/min 27,7 lb-pi à 7500 tr/min
Empattement 54,2 pouces 53,9 pouces
Hauteur de selle 31,7 pouces 31,3 pouces
Poids en ordre de marche 381 lb 388 lb
Capacité réservoir 3,4 gallons 3,4 gallons
Prix 5 995 $ 6 295 $

Moteur et performances : une révision qui fait la différence

Le monocylindre TR-Series de 398 cc n'est pas nouveau, mais Triumph l'a retravaillé pour ces deux modèles. La puissance de crête grimpe de 5% par rapport aux Speed 400 et Scrambler 400, pour atteindre 41,4 ch à 9000 tr/min. Le couple reste identique à 27,7 lb-pi, mais il arrive désormais 1000 tr/min plus tard, à 7500 tr/min. Cette cartographie plus sportive correspond au caractère des deux machines.

Cette version révisée du moteur est spécifique aux Tracker et Thruxton. Elle ne se retrouvera pas sur les Speed 400 et Scrambler 400 X ou XC. Triumph a donc fait le choix de différencier techniquement ses modèles, pas seulement esthétiquement.

Sur la route, le moteur répond présent. Le testeur note que la Tracker se comporte avec enthousiasme :

"The bike surged forward, eager to not be left behind."
On sent une volonté de proposer une expérience de conduite plus dynamique que sur les premiers modèles de la gamme.

Essai et sensations de conduite

Les deux motos adoptent des postures radicalement différentes, et cela se ressent dès les premiers mètres. La Tracker 400 flirte avec le style flat-track, avec son guidon large et plat, son silencieux relevé et ses pneus Pirelli MT60 RS orientés route. La Thruxton 400 joue la carte café-racer assumée : carénage, guidons clip-ons bas, rétroviseurs aux extrémités.

Côté comportement, la fourche inversée de 43 mm offre un débattement légèrement plus généreux sur la Tracker (5,5 pouces) que sur la Thruxton (5,3 pouces). Les deux modèles sont équipés de l'ABS et du contrôle de traction, tous deux désactivables. Une bonne nouvelle pour ceux qui voudraient sortir sur piste ou terrain meublé.

Le freinage s'avère suffisant mais manque de feedback selon le testeur. On regrettera aussi des rétroviseurs qui vibrent excessivement, les rendant presque inutiles à certaines vitesses. Un défaut notable sur une moto par ailleurs bien finie.

Design et équipement

Visuellement, les deux motos marquent les esprits. La Thruxton 400 séduit particulièrement :

"To my eyes, it's also the best looking of the bunch."
Son carénage et ses lignes tendues lui donnent un air de Thruxton 1200 en réduction. La Tracker 400 assume son look flat-track avec un guidon large et des pneus Pirelli MT60 RS qui lui conferent une allure prête à tout.

Le tableau de bord combine un compteur de vitesse analogique et un écran LCD pour les autres informations. Un choix rétro qui fonctionne bien avec l'esthétique générale. Les deux motos partagent un nouveau cadre hybride périmètre/épine dorsale en acier tubulaire, mais avec des sous-cadres spécifiques. Triumph n'a pas fait l'économie de développements dédiés.

Position de conduite et ergonomie

C'est ici que les deux motos divergent le plus. La Thruxton 400 impose une position penchée vers l'avant, avec un guidon 9,7 pouces plus bas et 1,6 pouces plus étroit que sur la Speed 400. Les repose-pieds sont reculés. On est clairement sur une posture sportive, pas sur une position de balade.

La Tracker 400 offre une position plus relevée et plus ouverte. Sa selle à 31,7 pouces reste accessible. Le guidon large permet un contrôle précis et un confort supérieur sur les longues distances. Le testeur conclut d'ailleurs :

"It's the more versatile of the two, and I could ride it more comfortably for longer periods of time while still enjoying a sportier ride than the Speed or Scrambler offer."

Prix, disponibilité et rapport qualité-prix

La Triumph Tracker 400 est affichée à 5 995 $, tandis que la Thruxton 400 coûte 6 295 $. Ces tarifs restent compétitifs face à la concurrence, notamment Royal Enfield et ses Interceptor ou Continental GT. Honda avec ses CMX500 ou CB300R joue sur d'autres registres.

Le rapport qualité-prix est solide. Le testeur souligne :

"The low price didn't result in a cheap riding experience; the bikes were good fun and felt like quality-made machines."
Et d'ajouter :
"They feel like well-sorted, well-made motorcycles that were thoughtfully designed, which is not always the case for entry-level bikes."

Côté disponibilité, la Thruxton 400 est annoncée comme modèle 2026 et la Tracker 400 comme modèle 2027, en raison de leurs dates de production respectives. Aux États-Unis, Triumph a écoulé 7 000 Triumph 400 sur 30 000 ventes totales sur les deux dernières années. La stratégie d'entrée de gamme porte ses fruits.

Verdict

Triumph frappe un grand coup avec ces deux nouvelles venues. La gamme 400 compte désormais cinq modèles : Speed 400, Scrambler 400 X, Scrambler 400 XC, Thruxton 400 et Tracker 400. Chacun avec son caractère propre, pas seulement des variations de peinture.

La Thruxton 400 s'adresse aux amateurs de style café-racer qui recherchent une moto au look affirmé et au comportement sportif. La Tracker 400 offre plus de polyvalence et de confort, tout en conservant un tempérament enjoué. Notre préférence va à la Tracker pour son équilibre entre agrément de conduite et confort quotidien.

L'objectif de Triumph est clair :

"Get new riders into the Triumph brand and keep them there as those riders decide to upgrade machines."
Mission accomplie. Ces motos d'entrée de gamme donnent envie de rester dans la famille Triumph.

Henri
Redacteur

Articles lies